Cancérologie

La maladie cancéreuse correspond à une prolifération incontrôlée de cellules dégénérées. Elles peuvent se limiter à l’organe d’origine (tumeur localisée) ou diffuser à d’autres organes (métastases). Considérés longtemps comme une maladie toujours incurable, beaucoup de cancers de nos jours sont guéris ou contrôlés.

Stades des cancers

Il existe plusieurs stades :

Stade 1 : tumeur unique, petite et limitée à l’organe d’origine.

Stade 2 : tumeur unique, plus importante et limitée à l’organe d’origine.

Stade 3 : atteinte des ganglions avoisinants.

Stade 4 : atteinte métastatique.

Moyens de traitement

Il existe plusieurs moyens de traitement :

La prévention : évite l’apparition des lésions en se protégeant des facteurs cancérigènes (tabac !).

Le dépistage : examen qui détecte les lésions avant qu’elles ne deviennent cancéreuses (Hémocult : recherche de sang dans les selles et coloscopie pour le cancer du colon).

Le traitement du cancer avéré :

  • Diagnostic du cancer sur des prélèvements de la tumeur d’origine et/ou de métastases qui sont analysés (prélèvements lors de biopsies ou de chirurgie).
  • Bilan d’extension du cancer au moyen d’imagerie (scanner, IRM, PETscan).
  • Discussion systématique de tous les dossiers lors de réunions pluridisciplinaires (associant oncologues, spécialistes d’organe, radiologues, chirurgiens..). Il est alors décidé le traitement optimal pour la maladie du patient.
  • Annonce du diagnostic au patient et proposition du traitement lors d’une consultation où lui ait remis le PPS (Programme Personnalisé de Soins : modalités et effets secondaires du traitement). Dans le cadre du « dispositif d’annonce », consultation avec une infirmière compétente en cancérologie. Présentation des différentes possibilités de soins de support à disposition (diététiciennes, sophrologues, socio-esthéticiennes, psychologues, kinésithérapeutes…).

Réalisation du traitement

  • Traitement local (chirurgie et/ ou radiothérapie) +/- associé à un traitement général (chimiothérapie qui agit sur l’ensemble de l’organisme).
  • La chimiothérapie peut se faire par perfusion intraveineuse (le plus souvent en hospitalisation ambulatoire) voire en prise per os (comprimés à domicile).
    Elle se fait sur plusieurs jours à intervalles réguliers (cures), déclinée sur plusieurs mois avec des réévaluations tous les 2 à 3 mois afin de vérifier sa bonne efficacité. Le dossier doit être rediscuté en réunions multidisciplinaires à chaque tournant évolutif.
    Les effets secondaires sont pour les plus fréquents une fatigue, des nausées et des anomalies de la prise de sang. Ils sont variables en fonction des protocoles, des individus et des cures. Ils sont évalués à chaque cure, puis traités de manière préventive ou curative. Le rapport bénéfices-risques de la chimiothérapie est reconsidéré à chaque cure.
  • En fonction des établissements, des essais thérapeutiques peuvent être proposés mais jamais obligatoires (comparaison de l’efficacité d’une nouvelle molécule avec une molécule de référence, observation de la tolérance d’une molécule, comparaison de différents niveaux de surveillance…)
  • Au cours d’un traitement spécifique et même en son absence (parce que le patient refuse le traitement ou parce qu’il n’existe plus de possibilité de traitement de par l’altération de l’état général ou de l’absence de thérapeutiques disponibles) sont proposés les soins de support. Ils consistent en une prise en charge multidisciplinaires physiques (douleur par exemple), psychologiques (anxiété par exemple), sociales et familiales visant au confort du patient.
  • En fin de traitement spécifique, est expliqué et organisé un rythme de surveillance au patient afin de détecter une éventuelle récidive.

Le patient peut à tout moment choisir d’arrêter un traitement, de demander un second avis. Le rôle du médecin n’est pas d’imposer un traitement mais d’en expliquer ses avantages et inconvénients. 

Vous trouverez ci-dessous des liens permettant  des informations complémentaires.

Oncomip : Réseau de cancérologie de Midi-Pyrénées


Cancer Info – Institut national du cancer


Fédération française de cancérologie digestive

Mise à jour le 13 septembre 2011